LES MARÉES

EN RÉSIDENCE DE RECHERCHE, EXPÉRIMENTATION ET RENCONTRES

Quand elle se retire, la mer révèle des choses enfouies, oubliées, précieuses, parfois cassées. J’imagine un lien entre le temps de la marée basse et celui d’un déménagement : on fait le tri, on garde ce qui nous semble précieux et on met de côté ce dont on ne veut plus, et qu’on laisserait repartir avec la prochaine vague. Les humains passent leur temps à déplacer des objets : du magasin au salon, du salon à la chambre, de la chambre au salon, puis d’une maison à une autre, d’une ville voire d’un pays à un autre, d’une personne à une autre, etc. Ces déménagements incessants, je les associe au mouvement de va-et-vient que fait la mer, tous les jours, toute l’année, au rythme des marées.
Dans l’univers de ce récit, les marées, ce sont aussi les émotions qui traversent les personnages. On parle de « vagues » d’émotions, qui montent en nous et se retirent, parfois soudainement, ou bien lentement. L’eau, ou l’absence d’eau en sera le symbole.

partenaires :
Coopération Itinéraire d’artiste(s) 2026 :
La Chapelle Dérézo – Brest ; Les Fabriques – Nantes ; Au bout du plongeoir – Rennes ; Le Pôle Sud – Chartres-de-Bretagne 

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